Être enceinte sans le savoir : comment l’expliquer ?

Cela peut bien paraître improbable, mais dans certaines circonstances, une femme peut être enceinte sans le savoir. Ce phénomène est d’ailleurs reconnu par la science et la médecine qui le désignent par le déni de grossesse. C’est un trouble qui affecte 1500 voire 3000 femmes chaque année en France. Toutefois, il reste toujours très peu cerné pour beaucoup de personnes.

Mais concrètement, comment une femme peut-elle être enceinte sans le savoir ? Quelles pourraient être les conséquences pour la femme et pour son bébé ? Cet article vous apporte des éléments de réponse.

Le déni de grossesse : de quoi s’agit-il en réalité ?

Le déni de grossesse désigne le fait de porter la vie en son sein sans en avoir conscience. En général, la femme en gestation ne présente aucun signe caractéristique de grossesse. Il n’y a pas de masque de grossesse, ni de ballonnement de ventre, ni de prise de poids. Les mouvements fœtaux ne sont pas non plus ressentis ou sont assimilés à des troubles digestifs. Dans la plupart des cas, les règles peuvent continuer normalement.

En l’absence des symptômes, la femme et son entourage ignorent absolument l’arrivée d’un bébé. Il existe en pratique deux types de dénis de grossesse, plus précisément le déni partiel et le déni total. Dans le cas du déni partiel, la grossesse est découverte après la fin du premier trimestre, ou avant la fin du cycle. Les conditions révélatrices peuvent être variées, notamment :

  • Après la perception des signes par la mère ;
  • Suite à une échographie abdominale faite pour cause de douleur ;
  • Après la prise de conscience de la grossesse par la femme (celle-ci commence par remarquer des changements brusques sur son corps).

Dans la majorité des cas, le ventre commence par pousser dès que la grossesse est découverte. Quant au déni total, personne ne prend conscience de la gestation jusqu’au jour de la naissance du bébé. Un accouchement inopiné !

Comment une femme peut-elle être enceinte sans le savoir ?

Porter une grossesse sans en avoir conscience, c’est quand même incroyable. En réalité, le déni figure déjà depuis 1985 dans le classement des troubles psychiatriques. C’est le signe d’une profonde douleur pour la femme dont l’instinct de mère n’est pas développé. Son psychisme ne prend donc pas conscience de la grossesse qui sera bloquée physiquement.

De multiples facteurs peuvent être à la base de ce phénomène. Il s’agit entre autres des conflits intrapsychiques non résolus, de l’ambivalence du désir d’enfant, le rapport au corps, le rapport à la sexualité, les éventuels traumatismes du passé ou du présent, etc. C’est une réponse du corps de la femme. Elle protège son psychisme en fonction des nombreuses questions qu’elle se pose sur le fait d’être mère, de donner la vie et d’élever un enfant.

Quelles sont les conséquences liées au déni de grossesse ?

Le déni de grossesse peut présenter quelques risques. Les conséquences peuvent être répertoriées sur l’enfant comme sur la mère.

Les conséquences sur la mère

Dans le cas d’un déni de grossesse partiel, la levée du déni est toujours un choc brutal pour la mère. Celle-ci doit construire sa grossesse psychiquement dans un espace-temps réduit. Ce sont le plus souvent de fortes douleurs abdominales qui sonnent l’alerte. Le fait est constaté à la suite d’une échographie abdominale.

La majorité des femmes peuvent refuser d’accepter la grossesse et même exiger un avortement ou abandonner le bébé. Elles peuvent également développer un instinct de maternité et décider de garder l’enfant. En cas de déni total, le temps de prise de reconnaissance de la grossesse peut être plus court, la douleur se fait beaucoup plus vive et intense.

Etre enceinte sans le savoir : quelles conséquences sur le bébé ?

Les conséquences du déni de grossesse sur l’enfant sont très peu étudiées. Néanmoins, la plupart des sage-femmes affirment que les bébés issus de ce phénomène sont très calmes. Être enceinte sans le savoir, ne pas avoir le temps de concevoir sa grossesse peut laisser place à une absence de lien affectueux entre mère et enfant.

Dans le cas d’un déni partiel, la femme a encore le temps de faire connaissance avec son bébé. Mais c’est beaucoup plus compliqué lorsqu’il s’agit d’un déni total. C’est la raison pour laquelle un suivi médical et psychologique doit être apporté aux deux dans les premières semaines de la naissance.

4 commentaires

    • Nous sommes ravis de vous avoir apporté des informations utiles . N’oubliez pas de consulter régulièrement notre blog, de partager et de lire les autres articles que nous avons publiés.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.